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place des terreaux

Le mot "Terreau" signifie boue, bourbe en langage populaire. Autrefois, un canal reliait le Rhône et la Saône en traversant le quartier des Terreaux (rue Puits-Gaillot, Sainte-Catherine et rue d'Algérie), ce qui forma ce terrain humide et fangeux.

En 1559, les membres du Consulat achetèrent aux Religieuses de l'Abbaye des Bénédictines de St-Pierre les larges fossés bordant leurs murs et créèrent ainsi une importante place sur cet emplacement. Emplacement sur lequel eut lieu de 1576 à la fin du XVIIe siècle, un célèbre marché au porcs, qui faisait se déplacer de nombreux marchands des villes voisines. C'était aussi, le lieu des exécutions. Des étudiants calvinistes y furent brûlés sur un bûcher, des hommes reconnus de haute-trahison y furent décapités...

Les Echevins décidèrent ensuite en 1646 de donner à la cité lyonnaise un nouvel Hôtel de Ville. Ce fut la place des Terreaux qui fut choisi, sur l'ancien emplacement du temple protestant. Simon Maupin en fut l'architecte et eut comme collaborateur le géomètre Gérard Desargues. La première pierre fut posée le 5 septembre 1646 par Camille de Neufville, abbé d'Ainay. La construction fut achevée en neuf années, mais en 1674, un incendie détruisit la facade, le plafond de la grande salle (avec une peinture de Blanchet), le pavillon de Midi et le Dôme de l'horloge. C'est seulement en 1702 que l'Hôtel de Ville fut restauré en fonction des plans d'Hardouin-Mansart. De 1705 jusqu'en 1827 le cadre de pierre séparant la galerie supérieure fut meublé par divers bas-relief changeant en fonction des autorités concernées, un bas-relief représentant Louis XV, remplacé par un groupe allégorique représentant la Liberté et l'Egalité, puis enfin et toujours visible actuellement, la statue équestre du Roi Henri IV par Legendre-Herald.